Et voilà Tukdu

Publié dans Uncategorized le 7 novembre 2008 par Matthieu Rialland

Il y a un moment que cela me démange. Et même que ça me gratte. Entre le 11 septembre, Le Pen au second tour des présidentielles, la guerre en Iraq, le référendum sur la constitution européenne, l’élection de M. Nicolas Sarkozy, la privatisation des autoroutes, les congrès du PS, l’Obamania, la crise économique qui fait disparaître la crise écologique (liste non exhaustive), j’ai comme un problème…

Et quand j’ai un problème, je n’ai rien de plus urgent à faire que de l’ouvrir pour en parler.

Voici donc Tukdu.

Vous avez le droit de commenter les posts de ce blog – même si vous n’êtes pas d’accord… Je m’en fous, je peux effacer ce que je veux.

Comment tout casser en douceur

Publié dans Uncategorized le 13 juin 2009 par Matthieu Rialland

Je crois qu’ils ont compris comment faire pour casser les trucs les plus solides sans avoir à essuyer des émeutes et des grèves générales. Je veux parler ici de la Sécurité sociale, l’Education nationale, la SNCF, la Poste, etc. Méthode infaillible : par petit morceaux et en commençant par le moins important.

Explication : si vous voulez mettre par terre un truc auquel la population dans son ensemble est assez attachée, primo, mieux vaut ne pas le dire, secundo, mieux vaut le faire en loucedé. Donc, il faut commencer par énerver les gens. Vous voulez massacrer la SNCF ? Mettez-la en grève. Mais pas pour des causes sérieuses, non, pour des conneries sans importance (sans importance pour les gens qui sont à l’extérieur, je veux dire). Une prime supprimée par ci, un temps de pause rogné par là, une récupération modifiée, etc. Normalement, les cheminots vont se mettre en grève – et mettre dans le caca tous ces pauvres gens, électeurs et membre de l’opinion publique, qui ont besoin de leurs services pour aller au boulot, par exemple. Bon, normalement, la cote des cheminots dans la population baisse. Recommencez. Plusieurs fois. Chaque fois avec des causes ridicules, des détails, des prétextes. L’accumulation des grèves ne fera très vite plus rire personne (y compris les cheminots, qui perdent une journée de salaire à chaque fois). Au bout de trois ou six mois, tout le monde en aura plein le dos. Ce sera à point : supprimez la SNCF (ou privatisez-la, ça revient au même).

Vous verrez, il n’y aura plus personne pour se mettre en grève. Ni personne pour s’en offusquer.

Puis passez à la liquidation de l’Education nationale…

Les trois piliers de la démocratie

Publié dans Uncategorized le 11 juin 2009 par Matthieu Rialland

A quoi la démocratie tient-elle ? A bien peu de chose, ma bonne dame. Après y avoir un peu réfléchi, on peut finalement compter trois piliers, trois fondements sur lesquels elle repose et sans lesquels elle ne pourrait exister : l’éducation (afin de faire de chacun de nous un citoyen responsable et intelligent, capable de choisir dans quelle voie il souhaite voir s’engager la collectivité à laquelle il appartient), l’information (qui fournit au citoyen intelligent et responsable toutes les infos objectives et vérifiées lui permettant de faire ses choix) et les institutions (qui permettent au citoyen intelligent et responsable de se faire représenter équitablement et entendre audiblement).

Je ne voudrais pas faire preuve de mauvais esprit, mais quand je vois dans quel état on a mis le système éducatif, le contenu de ce que nous font avaler les médias et l’opacité qui entoure les institutions pour quiconque n’est pas au moins licencié en droit, j’ai comme un doute quant à l’aspect démocratique de notre système politique…

Elu à l’insu de son plein gré

Publié dans Uncategorized le 9 juin 2009 par Matthieu Rialland

Il paraît que l’UMP a trop bien gagné les élections européennes. En tout cas, ça semble être la cas dans la zone Centre-Massif central, où Brice Hortefeux a été élu. Monsieur le ministre était n° 3 de la liste et ne pensait pas être élu. C’est bête, hein ? Parce qu’il ne veut pas aller siéger au Parlement européen. C’est idiot, tout de même : se présenter à des élections et être élu… On dirait Richard Virenque, dopé à l’insu de son plein gré. Il paraît que BH ne veut pas quitter le gouvernement, qu’il était juste là pour soutenir ses amis, faire causer dans le poste, tout ça. Comme je le dis toujours, il vaut mieux éviter de réussir trop bien.

En attendant, c’est l’électeur UMP de ce gentil candidat un peu trop candide qui doit être content. Si ce n’est pas se moquer du monde, ça, on se demande ce que c’est.

Pour lire l’article de Libération qui en cause, cliquez ici…

Comment profiter de la crise

Publié dans Uncategorized le 9 juin 2009 par Matthieu Rialland

Je ne sais pas pour vous, mais pour moi toute cette affaire sent l’arnaque à plein nez… La crise est là, provoquée par nos amis américains et tous leurs potes, vous savez, ceux qui débordent d’imagination quand il s’agit de se remplir les poches. La crise, la grande, paraît-il, aussi dure et durable que celle de 1929. Il y a de quoi frémir.

Mais, heureusement, on s’occupe de nous. Les plans de relance se chiffrent en centaines de milliards, et c’est pour la bonne cause qu’on creuse les déficits publics. Car, c’est bien connu, ceux qui font du gras ne sont jamais ceux qu’on fait maigrir. Bref, on paiera tous pour que la catastrophe soit évitée, ou du moins amoindrie. Pourquoi pas, je veux bien participer à la remise en route.

Mais je me pose des questions, quand même.

Les déficits publics, c’est l’argent de l’Etat. Et l’argent de l’Etat, c’est ce qui sert à payer les fonctionnaires. Or, si j’ai bien suivi, le déficit, c’est mal. Enfin, c’est ce que j’ai cru comprendre la dernière fois que je me suis mis en découvert… Bref, à un moment ou à un autre, quelqu’un va se réveiller et dire que le découvert, il faut le combler. Rien de plus normal, je sais. Mais comment fait-on cela ? En augmentant les ressources. Ah ? On ne peut pas ? Ben oui, je comprends, augmenter les impôts ne fait pas gagner les élections. Alors, comment ? En réduisant les dépenses. Mais oui ! N’en voilà une bonne idée ! Et pour réduire les dépenses, si on virait encore quelques milliers de fonctionnaires…

Bref, la crise est une belle occasion de faire baisser le nombre de fonctionnaires, ces sacrés emmerdeurs qui vont bosser chaque jour en ayant la certitude qu’ils seront encore dans la maison le lendemain… On ne va pas s’en priver !

La laïcité, c’est la liberté

Publié dans Uncategorized le 7 juin 2009 par Matthieu Rialland

Pour les cérémonies de commémoration du Débarquement, notre obamaniaque de Président a déclaré qu’il était d’accord avec la position de son homologue américain concernant la liberté religieuse. Pas d’accord. D’une part, les Etats-Unis sont et ont toujours été un pays religieux (leur Prez prête serment sur la Bible lors de son investiture, rappelez-vous). D’autre part, réduire la liberté de conscience et de culte au port de vêtements symboliques me paraît un peu facile. M. Nicolas Sarkozy estime que les fonctionnaires ne peuvent pas porter de signes évidents de leur religion. C’est tout. Mais la laïcité n’est pas une simple affaire d’opinion. La laïcité, c’est la liberté. J’en veux pour preuve toutes les horreurs commises au cours de l’histoire au nom de la religion. Il n’y a pas de différence fondamentale, seulement une différence d’échelle, entre les massacres des Croisades et le port de la burka par les femmes musulmanes prises dans la glu du fondamentalisme. L’asservissement des individus ou des peuples par la religion est inacceptable. Pas même dans la bouche du Président des Etats-Unis le plus populaire depuis… George W. Bush ?

Misère des grands dans un monde trop petit

Publié dans Uncategorized le 7 juin 2009 par Matthieu Rialland

Après le célèbre “Casse-toi pauvre con” de notre cher président de la République, qui conduisit à la condamnation d’un citoyen pour avoir utilisé la même expression à son endroit, voici le procès d’une internaute comme les autres, pour avoir posté un commentaire sous une vidéo de Nadine Morano (secrétaire d’Etat à la Famille). Ledit commentaire, “Hou la menteuse”, a conduit l’intéressée à se sentir insultée. C’est ce qui s’appelle en faire un fromage…

Vous trouverez un article là-dessus ici, sur Ecrans, un des sites de Libération.

Je ne sais plus où j’ai lu récemment que le comportement de nos gouvernants (et en particulier du principal d’entre eux), en se mettant au niveau du quidam moyen, les exposait à être traités de la même manière par ledit quidam…

Le candidat

Publié dans Uncategorized le 5 juin 2009 par Matthieu Rialland

Qui sont-ils, les candidats pour lesquels nous votons lors des élections ? Des gens respectables, certainement, qui pensent pouvoir apporter leurs idées et leurs compétences au service de la collectivité. Mais d’où sortent-ils ? De partis politiques (du moins, la plupart du temps). Or, un parti politique est une machine à lessiver les idées aussi bien que les bonnes volontés. Il suffit d’y réfléchir un instant : chaque parti promeut et soutient comme candidat à l’élection une personne qui représente ses propres positions. En conséquence de quoi, seul le plus orthodoxe, le plus populaire au sein de l’appareil comme des instances dirigeantes du parti peut décrocher la timbale. Donc, nous votons pour des représentants de la ligne dominante au sein de chaque parti. Et si on a le mauvais esprit de retourner la chose, on peut dire qu’on vote non pour une personne au service de notre collectivité, mais de son propre parti. D’abord.

Les jeunes n’en sont plus

Publié dans Uncategorized le 3 juin 2009 par Matthieu Rialland

A lire sur HAMARAH.com : cliquez ici…

Démocratie

Publié dans Uncategorized le 2 juin 2009 par Matthieu Rialland

La démocratie, c’est le gouvernement par le peuple, le pouvoir au peuple. Mais je suis persuadé que si vous demandez au citoyen de base, en France, s’il pense que le peuple détient le pouvoir et gouverne le pays, il vous dira que non. Pourquoi ? Peut-être parce que le suffrage universel ne suffit pas à faire de nous les décideurs de se qui se fait et se défait en notre nom. Un exemple : avons-nous vraiment le choix de ceux qui nous représentent ? En votant pour tel ou tel candidat, à chaque élection, nous ne votons presque jamais pour celui qui nous a convaincu, mais plutôt contre celui qui nous a déplu. Les élections deviennent de ce fait un grand jeu de massacre, plutôt qu’un processus constructif et dynamisant.

La vérité des chiffres

Publié dans Uncategorized le 31 mai 2009 par Matthieu Rialland

Les chiffres ne mentent pas, paraît-il. C’est ce qu’on dit à ceux qui n’y connaissent rien, en tout cas… Cet article de Libération, intitulé Triche : la statistique c’est très pratique, redresse légèrement cette vérité pour le moins artificielle. Juste de quoi réfléchir aux multiples façons dont le citoyen de base se fait régulièrement enfumer, par les temps qui courent.