Je ne sais pas pour vous, mais pour moi toute cette affaire sent l’arnaque à plein nez… La crise est là, provoquée par nos amis américains et tous leurs potes, vous savez, ceux qui débordent d’imagination quand il s’agit de se remplir les poches. La crise, la grande, paraît-il, aussi dure et durable que celle de 1929. Il y a de quoi frémir.
Mais, heureusement, on s’occupe de nous. Les plans de relance se chiffrent en centaines de milliards, et c’est pour la bonne cause qu’on creuse les déficits publics. Car, c’est bien connu, ceux qui font du gras ne sont jamais ceux qu’on fait maigrir. Bref, on paiera tous pour que la catastrophe soit évitée, ou du moins amoindrie. Pourquoi pas, je veux bien participer à la remise en route.
Mais je me pose des questions, quand même.
Les déficits publics, c’est l’argent de l’Etat. Et l’argent de l’Etat, c’est ce qui sert à payer les fonctionnaires. Or, si j’ai bien suivi, le déficit, c’est mal. Enfin, c’est ce que j’ai cru comprendre la dernière fois que je me suis mis en découvert… Bref, à un moment ou à un autre, quelqu’un va se réveiller et dire que le découvert, il faut le combler. Rien de plus normal, je sais. Mais comment fait-on cela ? En augmentant les ressources. Ah ? On ne peut pas ? Ben oui, je comprends, augmenter les impôts ne fait pas gagner les élections. Alors, comment ? En réduisant les dépenses. Mais oui ! N’en voilà une bonne idée ! Et pour réduire les dépenses, si on virait encore quelques milliers de fonctionnaires…
Bref, la crise est une belle occasion de faire baisser le nombre de fonctionnaires, ces sacrés emmerdeurs qui vont bosser chaque jour en ayant la certitude qu’ils seront encore dans la maison le lendemain… On ne va pas s’en priver !